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Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.

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Avec Jean-Louis Murat, la musique est un échappatoire à la douleur.

Assis dans la salle bien peu accueillante de l'Espace Julien de Marseille, nous voyons arriver sur scène un homme fermé, dont on ne voit pas les yeux, replié sur lui-même. Il prend sa guitare, que son corps entoure, et qui lui donnera sens, énergie. Dès les premières notes, nous le reconnaissons ; mais nous ne le rencontrons pas encore. Nous commençons à entrer dans son univers musical. Puis sa voix, sensuelle, chaleureuse, en totale dissonance avec son physique. Je tente de prendre mes marques, sous le choc encore de ce mal-être. Je ne sens pas le public, très statique, qui ne se permet rien, respectueux de sa réclusion. Murat n’est pas avec nous, il ne donne pas de vie à la salle, il ne semble rien attendre de nous, je me demande ce que cela signifie de venir le voir en concert. Pourtant, il nous donne beaucoup de poésie, emplie de douleur. Ses textes sont forts, ils nous parlent de son rapport à la nature, de ses rapports avec ceux qu’il aime : ses sensations, ses émotions liées à son environnement sont constamment mises en parallèle avec ses relations avec les autres, il aime, il souffre d’aimer, la nature l’apaise ou traduit ses émotions.
Murat ne retrouvera de l’énergie et fera lien avec nous qu’après quelques chansons : son monde est posé, il peut regarder au-delà. Il le partagera.
Sa fragilité est sa force musicale. Petit à petit sa voix se dégage, son visage s’ouvre, la musique le porte, mais nous recevons sa douleur dont nous ne savons que faire, si ce n’est en le saluant chaleureusement.
                                                                                                                         
Clotilde.

Tadornette de Marseille.



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P
Catherine,Autant être franc avec vous: je n'aime pas votre commentaire. Il est quelque peu méprisant pour l'auteur de l'article mais surtout il fait preuve d'un total déni concernant l'oeuvre de Jean-Louis Murat. Parler d'état de "concentration"  à propos de sa poésie ? Mais c'est vous qui trompez votre monde!Cordialement.Pascal
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L
C'est le votre qui est méprisant et colérique. Le mot "concentration" n'est pas une insulte. Vous êtes...bizarre.
C
Quelle douleur ? Plutôt de la concentration...! Dis donc JL, sacré petit farçeur tu trompes bien ton monde si tu vois ce que je veux dire...! Chuuuuut !
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M
Merci pour cet édito dans votre blog qui donne les mots exacts à ce que j'ai pu ressentir pour le premier concert de jeudi à la Cigale. Comme à Marseille, il s'est peu à peu ouvert au public. Ce que vous décrivez est d'autant plus troublant. J'ai dit que cela m'avait inquiété, le mot "bouleversé" est certainement plus juste. J'ai pensé qu'il s'agissait de ma propre interprétation mais quand je vois que d'autres ont eu le même sentiment que moi, je me pose vraiment des questions. Les artistes sont souvent des hypersensibles. C'est une banalité que de dire cela. Alors, ce n'était peut-être qu'un nuage dans le ciel de Jean-Louis. Hier, il y avait déjà l'éclaircie. Et quelle éclaircie !MarinaExtrait du forum de Jean-Louis Murat.http://jeanlouismurat.zikforum.com/viewtopic.forum?t=285
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E
Très beau texte. Je reconnais-là une belle plume féminine! En tout cas, nous sommes très loin de l'image de Murat donnée dans les médias.EmilieParis
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