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Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.

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« Anathème » de Jacques Delcuvellerie: la messe est dite.



22h ; j’ai rendez-vous au Cloître des Célestins pour « Anathème » de Jacques Delcuvellerie, metteur en scène flamand. L’ambiance à 30 minutes du spectacle est morose. Certains tentent de vendre leur place…En vain. J’écoute des flamands évoquer la Belgique et leur fameuse culture du compromis qui évite que les communautés « se foutent sur la gueule ». Une comédienne de Bruxelles évoque l’accueil difficile de la critique à l’égard des artistes flamands invités au festival (« Avignon est un chaudron pour nous »).

« Anathème » commence ; la salle est au ¾ pleine ; pas de comédiens sur scène ; De chaque côté, deux promontoires (des musiciens ; des lecteurs de la Bible). Au bout de 15minutes, des spectateurs quittent la salle excédés d’assister à une lecture sans comédiens sur la scène. Je bouillonne intérieurement. Que cherche Delcuvellerie ? Pourquoi cette lecture et cette musique religieuse ? Je me sens infantilisée, obligé de lever la tête pour écouter les lecteurs ; Je me crois à la messe, aux pires heures de mon enfance. Cette mise en scène verticalisée provoque mon départ à 23h. Je suis excédé...

Je rentre chez moi pour finir le magnifique « Traité d’Athéologie » de Michel Onfray, commencé le mois dernier.

 

A lire le bilan du Tadorne sur le festival d'Avignon 2005.

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L
Merci Lucie pour votre commentaire mais vous allez trop loin! J'ai pris le parti d'écrire sur toutes les oeuvres même quand je n'ai rien à dire...Concernant les résonances, huit années de psychanalyse m'autorisent à utiliser mon ressenti pour analyser les oeuvres et sur mon éducation catholique, je n'ai pas attendu Monsieur Delcuvellerie pour faire mon introspection. Il aurait pu m'aider à aller plus loin mais manifestement, le contexte explosif d'Avignon cette année-là ne lui a pas été favorable.<br />
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L
ps : error jacques delcuvellerie est en effet français mais wallon de coeur
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L
De toute évidence tu n'as pas du faire beaucoup d'efforts pour savoir ce que cherchait le metteur en scène (qui est wallon ceci dit mais ça ne fait rien on est pas à une erreur près) puisque si tu l'avais fait tu te serais rendu compte qu'il ne s'agit pas d'une lecture aléatoire de textes bibliques destinés à te faire soupirer mais justement une lecture de textes choisis avec précaution et respect du texte. Les lectures montrent à quelle point la religion chrétienne, qui est si souvent pointée du doigt comme "religion de l'amour" peut être cruelle et destructrice à l'égard de l'humanité. Et peut être même (oserai je le dire) se demande t'on si ce monothéisme tel qu'il est actuellement fondé aurait il un lien avec les génocides divers et variés qui hantent l'histoire des civilisations humaines...La nudité apparente de la scène n'est selon moi, qu'un outil ramenant la pièce à sa véritable nature, profonde et spirituelle, abstraite. Si tu étais resté (comme moi) peut être que toi aussi tu aurais senti à certains moments, des mots raisonner en toi pour je ne sais quelle raison, des vieilles peurs ancestrales te tenir le ventre, bref peut être que tu aurais ressenti quelque chose de profond et d'abstrait qui aurait sucité chez toi sinon de l'émotion, au moins de l'interrogation.Je comprends qu'un tel spectacle puisse ne pas suciter d'interet chez certaines personnes qui n'ont envie ou ne peuvent pour diverses raisons fournir l'effort intellectuel d'analyse et de profonde remise en question que sucite une telle réflexion, soit mais par pitié de là à faire une article sur internet ! tout ce que tu montres c'est que tu n'aimes ou que tu ne veux(ou ne peux ?) pas réfléchir à certaines choses et ça c'est bien dommage pour toi ! Cependant je pense entrevoir dans ton article un zeste de haine envers toutes ces heures de messes qui semblent avoir pourri ton enfance et il est fort possible que la remise en question que sucite un tel spectacle chez un être aux racines profondément judéo chrétienne te soit devenu insupportable, ce qui selon moi, ne nécéssite toujours pas d'article sur le net...Mais bon...question de point de vue non ?
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L
Quitter un spectacle est à chaque fois une souffrance, comme une rupture. Cela doit arriver une ou deux fois par an sur les 150 spectacles auxquels j'assiste. Mais désolé, ce n'est pas en se documentant ou en faisant appel à sa "culture" quie l'on peut sauver une oeuvre théâtrale de mauvaise qualité! Car vous oubliez le contexte d'Avignon cette année-là...
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W
Comment peut-on critiquer une pièce de théâtre pour laquelle, ne fut-ce que par respect des auteurs, comédiens et spectateurs on n'a pas eu la décence de regarder jusqu'au bout. Un minimum également était de ce documenter sur l'auteur, la Belgique et ,peut-être, sur la culture en général.
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