Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
Par Tadorne
Le Festival nous donne
rendez-vous à la Maison Jean Vilar pour « U.I.A.R une intense action restructurante ». Le titre sonne comme une publicité pour un produit cosmétique dont nous serions les
heureux acheteurs, chanceux spectateurs que nous sommes de cette édition édifiante des Hivernales ! Andréa Sitter, telle une one woman show, se propose de revisiter l’histoire de la danse
sur des musiques de Schubert, Jimi Hendrix et Tom Waits. Avec un seau rouge rempli de tomates cerise, elle joue des épisodes à la fois classiques et contemporains de la danse. La couleur
contraste avec le blanc du sol à l’image du nez d’un clown. C’est parfois drôle quand elle évoque les démarches pour le moins hermétiques de la danse contemporaine et quelquefois ennuyeux quand
elle s’enferme elle-même dans la pauvreté de sa chorégraphie. Si bien qu’on ne sait plus très bien ce que l’on voit : entre dérision de la création et création sur la dérision, Andréa Sitter
me perd comme si ,de regarder d’en haut l’histoire de la danse, elle a oublié qu’elle en était une de ses protagonistes.
♥♥♥♥♥♥ "U.I.A.R, une intense action restructurante" a été joué à la Maison Jean Vilar d'Avignon le 26 février
2007 dans le cadre du Festival "Les Hivernales".
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