Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
Par Tadorne
Le Théâtre des Salins
de Martigues dispose d’une petite salle au sous-sol réservée aux œuvres intimistes. Un public d'habitués s'est donné rendez-vous pour «La peau dure », de la Compagnie Fraction.
La comédienne Sophie Vaude est seule sur scène pour interpréter trois soeurs. L’une est femme de ménage, la deuxième est battue et tuberculeuse tandis que la dernière pratique le marché noir. Ces
trois destins de l’immédiate après-guerre «sont portés par une comédienne, avec compassion et sans misérabilisme », selon le programme distribué à
l’entrée (pourquoi préciser ce que le public doit ressentir?) .
La mise en scène fusionne avec le texte misérabiliste de Raymond Guerrin. Les quelques jolies tentatives de mise en mouvement (avec une table, par un jeu de corps et de lumières) échouent. Le
metteur en scène Jean-François Matignon n’ose pas guider le public pour le sortir de la compassion
qu’accentue le timbre de voix de la comédienne.
Je quitte le spectacle assommé, complètement démuni face à ce théâtre qui m’empêche de prendre de la hauteur.
Ce post est décidément trop lourd pour trouver une chute acceptable.
♥♥♥♥♥♥ "La peau dure" par Jean-François Matignon a été joué le mardi 16 janvier 2007 au Théâtre des Salins de
Martigues.
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