Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
"Tragedy ou la nécessité des clowns dans l'humanité": joli titre pour cette pièce
présentée par la troupe marseillaise du Cartoun Sardines au Théâtre du Gymnase. Son origine tient en une idée (il n'y en aura pas d'autres...): "pourquoi et
comment l'homme en est-il arrivé à inventer le théâtre?" Pour répondre à cette question d'une brûlante actualité, le metteur en scène Philippe Car nous propose deux pièces en une: devant
le rideau, des conférenciers nous expliquent l'origine du théâtre; derrière le rideau, "La Malédiction des Atrides", jouée en quatre épisodes pour
illustrer ce besoin vital qu'on eu les hommes de se "raconter des histoires". Le tout s'anime sous forme de farce clownesque et finit par devenir
totalement indigeste. Si le texte joue un rôle mineur (à croire que les adaptateurs Philippe Car et Fabrice Raina l'ont écrit en écoutant "Les grosses têtes" de Philippe Bouvard), les décors
prennent toute leur place: en carton-pâte, ils n'en demeurent pas moins imposants et vous obligent à lever la tête une bonne partie de la soirée. Leur lourdeur est à l'image de l'humour de cette
pièce: gras. Les numéros d'acteurs empruntent les rictus verbaux et gestuels des comiques télévisés. Désesperant. | Revenir au sommaire | Consulter la rubrique théâtre |