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Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.

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Au Festival d'Avignon, le beau monologue du pénis d'Hubert Colas.

monKblanc1-copie-1.jpgSeul sur la scène des Pénitents Blancs, cheveux gominés, costume impeccable, il nous regarde sans sourciller. Il est légionnaire et son double se projette en direct dans une télévision décorée de ses apparats. Des micros sont tendus comme autant de perches pour entendre de sa bouche les mots de l’écrivaine Sonia Chiambretto. En entrant, on est saisi par la beauté et la modernité du décor: la scénographie audacieuse d’Hubert Colas met en relief le propos alors que le corps de l’acteur donne au texte des airs de musique militaire sur une partition d’opéra.

 

Manuel Vallade est exceptionnel. Son corps transpire à certains moments comme autant d’émotions refrénées qui s’immiscent dans le texte. Il fait corps, à corps défendant, avec cet esprit de corps. Sa beauté nous renvoie au film “Beau travail” de Claire Denis qui avait su nous restituer l’atmosphère de la légion à partir d’une chorégraphie endurante et sensuelle. En quarante minutes, se crée une alchimie faite de pureté, d’un engagement sans limites et d’une souffrance contenue. On ne le quitte pas des yeux de peur que cet humain à l’état brut(e) ne tombe à terre.
Alors que les applaudissements se font chaleureux, “face au mur” (beau clin d’œil à un autre mise en scène d'Hubert Colas), des prénoms de toutes les nationalités se projettent sur son dos comme un monument aux vivants. La terre patrie défile. Sublime.
Pascal  Bély - www.festivalier.net

Mon képi blanc” de Sonia Chiambretto par Hubert Colas au Festival d'Avignon jusqu'au 26 juillet 2009.
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P
<br /> A lire le très bel article de Guy Degeorges.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> J'ai moi aussi était tres sensible au Kepi Blanc. Vu dans le cadre de la trilogie "Chto, interdit aux moins de 15 ans", il perd sans doute de sa portée. Après le monologue de Claire Delaporte, le<br /> public se relâche face au Kepi Blanc et rit beaucoup. De mon coté, je n'avais pas du tout envie de rire mais c'est vrai que j'étais encore un peu sous le coup de Chto. J'ai commencé à vraiment<br /> me relâcher pour le dernier monologue "12 soeurs slovaques" qui pourtant est tout aussi dur mais par sa forme nous violente moins que les deux premiers (Chto et le Kepi Blanc). Les trois<br /> acteurs de cette trilogie sont vraiment excellents. Et la mise en scène parfaite.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Faudrait peut-être bien que j'écrive quelque chose alors?<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Quand même, ce n'est pas du Schoenderffer. Quoique ...Il y a quelque chose d'à la fois émouvant, ridicule, beau et malsain dans la voix de ce grand enfant en mal d'identité qui joint au<br /> chant des soldats perdus. L'engagement de la chair à canon, pour la patrie par défaut.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> ben, si c'est pas du sens ça...<br /> <br /> <br />
P
<br /> le sens, c'est le corps de ce légionnaire, un engagement sans limite pour la patrie. Je me souviens avoir été troublé par ce texte théâtral qui transpirait de partout.<br /> <br /> <br />
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