Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
Au cœur du Festival d’Avignon, existe un petit havre de convivialité et de lien social. Il faut traverser le pont de l’Europe
(tout un symbole), se rendre sur l’Ile de la Bartelasse et suivre la ligne droite. Elle nous mène à Contre Courant. Animée par la CCAS (le Comité d’Entreprise des personnels EDF – GDF), cette
manifestation joue la carte d’une programmation de qualité (Edward Bond, Marcial Di Fonzo Bo, Hamid Ben Mahi entre autres). Plutôt que d’être en concurrence, Contre Courant crée une complémentarité avec le Festival d’Avignon en
s’appuyant sur les metteurs en scène phare de la 60ème édition, en invitant des compagnies plus confidentielles, pour des spectacles proposés gratuitement, le tour relié à un projet.
Il consiste à positionner le théâtre au cœur du lien social et du monde du travail. D’ailleurs, en arrivant sur les lieux, nous avons la possibilité de visiter une exposition consacrée aux congés
payés. C’est bien fait, instructif et les petites tentes posées sur du sable fin font fonctionner l’imaginaire. Je me suis souvenu de la première fois où j’ai vu la mer.
Émouvant.
À
peine remis de cette leçon, « Le numéro d’équilibre » d’Edward Bond mis en scène par Jérôme Hankins, accompagné par une armée de cigales, va faire l’effet d’une déferlante dans
ce petit jardin.