Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.



C'est confiant que j'entre au Musée « Les Abattoirs », lieu d'Art Contemporain. Christian Bernard précise avec pédagogie son
intention1 (la modernité vivrait-elle ses derniers instants ?). Dans plusieurs salles, les murs tapissés (métaphore de la toile internet ?) accueillent différentes œuvres puisées dans
le patrimoine des musées toulousains. L'artiste John M. Armeleder a été chargé de mettre en mouvement cette mise en abyme. Dans chaque pièce, les œuvres se répondent : là un détail trouve
un prolongement ici. Mon regard se nourrit de mes liens. Je ne cherche plus à comprendre, je relie. Je construis ma toile dans une dynamique si transversale que j'en oublie l'approche verticale
(qui est l'auteur ? Quelle année ?). J'entre dans l'histoire de l'art comme si j'en faisais partie ! Je passe de salle en salle pour jouer encore et encore. A ce stade-là, l'exposition devient
ludique. Les visiteurs s'observent, se sourient. Nous sommes à deux doigts de nous parler et de faire la fête. L'hédonisme a franchi l'espace trop souvent fermé des lieux d'exposition. Jouissif
!
La peur encore au ventre, nous partons vers le Château d'Eau pour entrer dans
le monde en 3D du duo de photographes italiens Botto e Bruno. Avec eux, l'espace urbain défiguré de nos villes est une toile de maître, où les photos froissent notre regard formaté pour
oser voir ce que nous refusons d'admettre : la créativité est partout.| Revenir au sommaire |
"Le Printemps de Septembre" jusqu'au 19 octobre 2008. Sur Le Tadorne, les articles de l'édition 2007: La jeunesse se réfugie au “printemps de septembre” de Toulouse. Les hirondelles Katharina Ziemke,Daniel Dewar et Grégory Gicquel au "printemps de septembre" de Toulouse. |